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lundi, 28 mai 2007

Le golf

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Cher Tony,

Hier, seconde tournée de l’anniversaire de maman… Oui, pour les cinquante ans de maman, on a décidé de faire une fête entre nous quatre, une avec la famille et une avec les amis. Donc, je me suis retrouvée encerclée de dix membres de ma famille. Et dans les familles qui ne se voient qu’aux mariages (très rares) et aux enterrements (beaucoup plus nombreux), chacun a évolué dans son monde et la rencontre des uns et des autres est sympathique ; finalement, heureusement que les occasions sont rares !

Dans ma grande chance, hier, j’ai rencontré des joueurs de golf. Et des joueurs de golf qui durant leurs vacances font du golf. Mais allez en vacances, autour du parcours de golf de Cholet, ce n’est pas la classe. Alors on préfère celui de Saint François en Guadeloupe ou celui de Marrakech au Maroc. Autant allez faire du golf où il fait beau et chaud… En Guadeloupe, c’est sûrement moins problématique dans la mesure où d’après météo France il pleut entre 994 millimètres d’eau pour les années les plus sèches et 2510 millimètres d’eau pour les années les plus arrosées et qu’étant dans la zone climatique tropicale humide, les précipitations sont assez bien réparties tout au long de l’année. Toujours selon météo France, la station météo de Marrakech reçoit 233 millimètres d’eau par an. En sachant qu’une des principales caractéristiques du climat méditerranéen est la superposition des températures les plus importantes et des précipitations les plus rares voir absentes, le golf il va falloir l’arroser. Bah oui un golf sur une pelouse grillée, ce n’est pas le top. Mais un golf ne produit pas de nourriture et un des gros soucis de ces pays du Maghreb, c’est la concurrence entre le domaine du tourisme et celui de l’agriculture.

Sans compter que ce genre de touristes, ils aiment entre deux parcours se rendre dans une oasis. Alors on maintient de manière tout à fait artificielle des oasis qui en réalité auraient du péricliter du fait de la concurrence avec la ville. Mais le touriste est très content de voir des roseaux pousser à l’ombre d’un palmier et il fait de belles photos. C’est bien connu, on cultive le roseau et on s’en nourrit ! C’est ce que l’on nomme du tourisme intelligent !!!