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samedi, 05 avril 2008
Les rapports sino-américains
Cher Tony,
Suite à mon exposé d’hier sur les rapports sino-américains, je me propose <puisque je suis débordée> de te donner quelques éléments de réflexion à ce sujet.
Je travaillais à partir du texte « Les rapports sino-américains Passé, présent, futur » écrit par le Général Henri EYRAUD. C’est un article de 2003 paru dans la revue de géopolitique Hérodote.
Les rapports sino-américains sont décrits dans ce texte sous l’angle des relations internationales, la difficulté résidait donc dans une retranscription sur le mode géopolitique. J’ai axé mon exposé sur les raisons du dialogue conflictuel entre les Etats-Unis et la Chine en travaillant la notion de puissance.
La puissance, c’est un terme des relations internationales. En effet, de prime abord, la notion de puissance paraît au dessus du territoire. Pourtant, historiquement, un des attributs de la puissance réside dans la géographie des Etats. Les attributs de la puissance évoluent. Aujourd’hui la taille du territoire est moins importante que la puissance économique. Cependant la puissance militaire est toujours prépondérante. En réalité NYE distingue le hard power du soft power. Le hard power correspond à des attributs classiques : géographie, démographie, économie. Tandis que le soft power regroupe les médias, les manifestations mondiales, la diffusion d’un genre de vie ou la capacité à modifier l’agenda international. La frontière entre les deux est parfois un peu floue comme dans de nombreux concepts. Par exemple, la population prise seule peut être considérer comme un handicap mais en mêlant population nombreuse à un haut revenu et à une qualification importante, on change quelque peu la donne.
Pourquoi les relations sino-américaines s’apparentent-elles à un rapport de force ? Parce que nous sommes en présence de deux puissances. Les Etats-Unis sont l’hyperpuissance depuis la fin de la guerre froide. Son aire d’influence est le monde dans son ensemble. La Chine a réalisé une formidable croissance économique. De plus, la Chine reste un Etat non démocratique avec lequel il faut composer. La Chine souhaite faire cesser l’ingérence américaine dans ce qu’elle considère comme sa zone d’influence : Taïwan, le Tibet, les îles Spratleys ou le Xinjiang.
20:33 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : géographie, géopolitique, taïwan, chine, xinjiang, etats-unis










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