samedi, 04 octobre 2008
L'enseignement de la géographie à l'université de Stockholm

Loin de moi l’idée de présenter la géographie suédoise. Ceci est donc une ébauche, après seulement six semaines de cours, de quelques réflexions sur l’enseignement de la géographie à l’université de Stockholm.
Premièrement, la géographie est divisée en géographie physique et géographie humaine. Nous sommes dans un bâtiment commun mais dans des ailes différentes et selon Ulf Jansson, malgré les passerelles, les rencontres sont limitées. Il faut dire que les licences proposées aux Suédois sont ou purement géographie humaine ou purement physique. A Nantes, l’équipe pédagogique part du principe que la licence doit t’offrir un panorama général de la géographie. Alors pour moi, cette frontière assez marquée est nouvelle.
Pour le moment, j’étudie les Systèmes d’Information Géographiques (SIG). Ce n’est donc pas le meilleur cours pour se faire une idée de la géographie telle qu’elle est pratiquée en Suède.
L’enseignement en général diffère. Un cours est composé de Lectures, c’est-à-dire nos cours magistraux, de Laboratories, nos TDs et de séminaires. Les séminaires sont nombreux et c’est là toute la différence. Avec la date du séminaire est indiqué le sujet. Bien souvent, des questions sont précisées ou bien de réaliser un travail. Le jour du séminaire, nous nous retrouvons dans une salle disposée de manière à ce que tout le monde se voit. La discussion est souvent introduite par le professeur. L’exposition de tout point de vue est possible pourvu qu’une justification l’accompagne. Ce qui est curieux est de pouvoir contredire un professeur. Nous, Français, n’avons point l’habitude. J’aime beaucoup l’idée générale, malheureusement lors de mes précédents séminaires, une bonne partie s’est faite en suédois, il paraît donc difficile d’avoir des remarques pertinentes si je n’ai compris un traitre mot de ce qui vient de se dire. La parole du professeur n’est pas sacrée ! Je dois en rêver depuis plus d’une décennie mais pourtant cela à tendance à me perturber. A la fin de la discussion, aucune conclusion n’est tirée.
Comment sommes nous évalués ? La participation aux séminaires est primordiale. Certains cours ont un examen final. Mais les travaux sont nombreux : dossiers, présentations, projets… Donc pas de partiels. Quand aux notations, elles se font à l’anglo-saxonne avec des lettres de A à F.
L’évaluation des cours est extrêmement importante en Suède. Nos réponses à un questionnaire sont attentivement regardées et entraînent des conséquences pour certains professeurs et pour le déroulement du cours à la prochaine session.
17:37 Publié dans Réflexions épistémologiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stockholm, géographie



































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