lundi, 24 novembre 2008
Tensta
Tensta is a district where 17,083 inhabitants live located in the northwest of Stockholm municipality. This district was built in 1965 like a part of Million Home Program. The Million Home Program is an initiative of Social Democrats in order to erase the shortage of dwellings once and for all in Sweden. It consisted in the building of one million dwellings in ten years. Nowadays, these buildings represent one of for housings in Sweden. For this reason most of apartments are owned by the municipality of Stockholm.
The subway station is the centre of the residential area. Some shops can be found but correspond to the short-term-demand products. In a second circle around this subway station, we can describe many schools, two high-schools, a library, and a gymnasium. Tensta is especially an area of multi-dwelling buildings. Opportunities of job are rare. We count 197 enterprises in which 153 have got less than 10 people employed like store or little service. People must work outside notably in the North and Northwest of Stockholm.
During visits of Tensta in different hours we observed people in the streets. People look young, often from a foreign background.
With some literature’s help, I can affirm that 85.4% of inhabitants of Tensta are born in a foreign country or their parents are born in a foreign country. Most of them come from Asia 47.8% and 33% from Africa. For the record 12% of Swedish are born in a foreign country in 2007. There is also an important problem of unemployment in link with the presence of people every time in streets. Only 46.5% from the active population are active. We notice a great inequality between men and women in the labour market, an important subject in Sweden.
Finally Tensta district presents some particular problems in which we can add renovations’ issue that arise after 40 years.
Vad sa hon? Elle dit que Tensta est un district situé au nord ouest de la municipalité de Stockholm et où vivent 17 083 habitants. Tensta est un quartier construit de toutes pièces en 1965 dans le cadre du Million Home Program. Le Million Home Program est un ensemble de mesures visant à éradiquer les problèmes de logement en Suède. L’idée fût lancée en 1964 par les Sociaux Démocrates. La construction du million de logement s’appuyait sur un secteur public très fort à l’époque, c’est pourquoi la majorité des logements (53,5%) est encore détenue par la municipalité de Stockholm.
Le centre de gravité de ce quartier récent est la station de métro autour de laquelle on peut trouver quelques commerces de proximité. Un peu plus loin mais toujours dispersé autour de notre station de métro, on trouve plusieurs écoles et collèges, une salle de sport, une bibliothèque. Même si les autorités de l’époque se sont souvent référées aux « city-garden » à l’anglaise, on ne trouve que très peu d’entreprises sur place. La majorité d’entre elles comportent moins de 10 employés. Les habitants de Tensta doivent alors se rendre à l’extérieur de Stockholm au nord et nord ouest pour la plupart. L’idée de départ étant la construction d’un petit centre de vie autour de la station de métro, la voiture fût omise des planifications. Il est curieux, lorsque l’on flâne dans les rues autour de Tensta de n’apercevoir aucune voiture. En réalité, les Sociaux Démocrates n’étaient pas de grands admirateurs de celle-ci dans la mesure où celle-ci est signe de liberté, certes, mais aussi d’individualisme. Autre préoccupation : la sécurité des enfants ; afin de la garantir, le quartier est conçu comme un vaste espace aéré, vert et sans voitures où les enfants peuvent vivre sans gênes. La voiture n’est pas totalement absente. Vous la trouverez sur des parkings aux bords de la route principale qu’enjambent de nombreuses passerelles.
Pour conclure la zone résidentielle de Tensta est souvent stigmatisée de « problèmes de chômage », dans un lieu « multiethnique » où l’acteur public se désengage en vendant ses logements aux locataires afin d’échapper aux problèmes de réhabilitation très coûteux, c’est aussi un espace qui n’est plus adapté aux réalités actuelles de travail à l’extérieur de Stockholm et non plus dans le centre et donc nécessitant la voiture.
Elle dit aussi qu’elle s’excuse de son anglais mais qu’elle est là pour s’améliorer, que les deux textes ne sont pas une traduction.
20:44 Publié dans Géographie humaine : Milieux urbains, Le Norden | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : géographie, geography, stockholm, tensta, million home program
Défi de la semaine, réussira-t-elle ?

Ca dort on da blog ! Et ce n’est pas bien, motivons nous.
Cette semaine, je me lance dans un défi. Que ça à faire en Erasmus !
Je souhaite vous présenter sept quartiers de Stockholm ou de ses environs, avec une photo, et 300 mots.
Bon ce n’est pas non plus sorti tout droit de mon imagination. A l’université de Stockholm, nous avons le droit à des sorties terrains. C’est le grand luxe, un étudiant « normal » < pas Erasmus> en licence de géographie a le droit à une sortie terrain par mois avec un beau car, deux accompagnateurs. J’ai eu une première sortie terrain dans la campagne afin d’étudier le paysage et ce qu’il nous apprend sur la géographie historique. Pour notre deuxième sortie, qui fait partie du même cours = Géographie de la Suède, c’était à nous de préparer la sortie. Grâce aux connaissances que m’ont apportées mes camarades, je vous rapporte Stockholm et son histoire urbaine par quelques lieux clefs.
A moi toute seule et sans car, c’est un véritable périple ! Les photos seront sous la neige mais ça fera plus exotique ! Enfin les articles seront sûrement modifiés afin de vous présenter quelques références si le sujet vous intéresse.

Vad sa hon? She says that it is sleeping in this blog.
Challenge of the week: present seven districts of Stockholm area in 300 words with a picture.
In Stockholm University, in geography, we have fields and we like it! For the course of Swedish Geography two fields are planned. First is about the landscape in countryside and the historical landscape. We were in North of Stockholm (around Arlanda airport) and teachers presented runic stones, castles, meadows, form of old village or some other nice things… for a geographer. For the second field, it was us (exchange students) who must prepare a guide for the excursion. So with help of work of other students I can present some elements of urban history and landscape of Stockholm through seven places.
Enjoy!
She says also that she is sorry for English mistaken but she must train and that one text is not necessary the translation of the other.
20:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : stockholm, terrain, géographie, field, geography
dimanche, 19 octobre 2008
Yves Lacoste

Il y a deux ou trois semaines, Yves Lacoste avait sa semaine "A voix nue" sur France Culture. Et c'était génial.
En fait, non, ce n'était pas génial. J'étais très heureuse d'écouter Yves Lacoste, c'était la première fois puisque en général je le lis. Je n'ai pas non plus lu tous ces ouvrages loin de là ! Je reste fascinée par ce géographe. C'est souvent l'unique géographe que le monde non géographique est capable de te citer. Et puis c'est évidemment la personne qui me permet de faire de la géopolitique française à l'heure actuelle. Donc de ce point de vue là, c'était bien.
Mais en même temps, l'écouter m'a perturbé. Ca a réveillé des problèmes d'orientation qui someillaient. Parce que oui, l'an prochain, je veux poursuivre mes études = un master mais lequel, c'est bien la question. Je pensais pourtant avoir trié un minimum : master à sciences politiques ; avoir mis de côté la recherche et par voix de conséquence la géographie.
Donc, un, Yves Lacoste m'a rappelé que j'adorais la géographie. Oui, il y a des fois, on oublie un peu.
Mais surtout, Yves Lacoste a dit la géographie n'est pas une science. Tu m'étonnes que l'on soit pris pour des guignols. Alors Yves Lacoste est sûrement un provocateur mais il a l'avantage de justifier ses propos. Et son explication m'a parlée, et du coup j'ai dit "il a pas tort". Mais voilà, si j'ai décidé de ne pas poursuivre dans la géopolitique, c'est bien parce que ce n'est pas une science et Monsieur m'apprend que mes trois dernières années, ce savoir géographique accumulé, ce regard géographique qui se développe... ne sont rien aux yeux de la société parce que ce n'est pas une science. Dans ce cas là, autant revenir à mon rêve de départ, l'ethnologie, puisque cette discipline a l'avantage d'avoir le suffixe "logos".
Pas cool Monsieur Yves Lacoste, d'avoir autant chamboulé ma pensée. Mais durant toute cette semaine, j'ai pu découvrir un parcours, et Yves Lacoste, âgé de 79 ans, est toujours aussi passionné, aussi fier d'être géographe. Il apprend tous les jours, des évènements, des rencontres peuvent l'influencer. Il n'est pas resté sur une position particulière qu'il défend depuis le début de sa carrière. Et c'est admirable.
Yves Lacoste revient sur cette place de la géographie, cette réputation qu'elle a dans la société. Il parle surtout de la manière dont elle est enseignée au collège et au lycée pour l'expliquer. Mais plus tard dans la semaine, il parlera un peu de la géographie à l'université, de ces chercheurs qui ne font pas vraiment la promotion de la géographie, de ces divisions assez rigoureuses en domaines à propos d'un autre sujet. Et pour moi, petite étudiante de 21 ans, les soucis sont très liés à ces questions. Les géographes restent à l'université, ils font des articles passionants dans des revues universitaires, les échanges entre universités pour des travaux sont très limitées. On est dans un monde clos, fermé, qui se regarde le nombril, qui n'ose pas tout et surtout qui ne s'imprègne pas de la société, des politiques... Et lorsque tu arrives en première année de licence en géographie, en général, tu n'as aucune idée de l'étendue des sujets que tu vas aborder et donc ce n'est pas seulement du fait de l'enseignement antérieur mais aussi de ce que veut partager le monde universitaire au public.
Yves Lacoste a parlé de nombreux thèmes de la géopolitique, de nombreux cas aussi. Monsieur sait parler succintement mais sans jamais simplifier, parce que la géopolitique n'est jamais simple. Et ça c'est un don que l'on rêverait d'avoir !
J'ai malgré tout été déçue par une chose. Lors de la dernière émission "Au coeur de la nation, la nation au coeur", Yves Lacoste est revenu plusieurs fois sur la question des évènements de novembre 2005 dans les banlieues. Sur certains points, je suis totalement d'accord (ce sont des Français, on a eu des migrations urbaines qui ont eu pour conséquence une concentration de Français Maghrébins ou d'Afrique Noir...), sur d'autres je suis tout à fait intéressé par son cheminement (la litérature historique diabolisant la colonisation) mais alors sur d'autres, j'y suis totalement opposée... Ce n'est pas parce qu'on a une concentration de Français de "couleur" que l'on a des phénomènes de bandes, des trafics de drogue ou même d'islamisme. "Les islamistes n'ont fort heureusement pas profité des évènements", ils ne pouvaient pas ! La peur que des bandes s'autodéfendent contre un autre quartier pour se prémunir d'attentats, là on est en pleine campagne présidentielle de 2002 ! Bon, j'espère que les choses ont été dites un peu rapidement parce que Monsieur était à la radio. Mais quand même, ça c'est de la diabolisation et c'est porté sur un média. Donc un peu choquée l'étudiante !
Mais de manière générale, je crois que l'on a réalisé beaucoup d'études sociales sur ces "quartiers", que les géographes ont critiqué certaines positions comme "Le ghetto français"... Je pense que la géographie empirique devrait être préconisée à ce cas. On manque de connaissances, on est sur un sujet où beaucoup de choses sont dites mais tellement peu vérifiées, on a l'air de s'étonner de proportions prises du "phénomène", déjà sans trop savoir de quoi on parle et surtout sans replacer les choses sur le long terme. En fait cette dernière partie d'émission ne m'a pas révoltée, et j'ai toujours autant d'estime pour Yves Lacoste, elle m'a seulement laissée cette impression d'ignorance, d'objet bien délimité, cloisonné et mis à l'écart alors qu'à y regarder de plus près tout est mêlé. La même impression que j'avais eue pour l'article de Barbara LOYER "Langue et Nation en France".
Alors Yves Lacoste, c'est un géographe qui a un nom en France, à Stockholm, j'ai déjà plus de mal à expliquer quelques grandes idées de son travail. C'est aussi un géographe qui a un nom hors de la géographie, ce qui est plus rare. Donc quelqu'un qui redore les blasons de la géographie en disant qu'elle sert à quelque chose.
12:28 Publié dans Réflexions épistémologiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yves lacoste, géographie, géopolitique
samedi, 04 octobre 2008
La Drôme Provençale
La Drôme Provençale est un pays touristique du département de la Drôme (26) appartenant à la région Rhône-Alpes. Ne nous attardons pas sur la construction de ce pays. Mais arrêtons-nous sur quelques points d’intérêt de cette région.
Nous sommes dans les contreforts des Alpes. Le matériel géologique est composé de marnes et de calcaires. Qui dit roches sédimentaires dit mer. Donc nous savons que la mer fût là durant l’ère Jurassique soit il y a au moins 145 millions d’années. Comment le savons-nous ? Le paysage est très marqué de ces petites choses là que l’on appelle là-bas un bandeau tithonique. Ce sont des roches calcaires qui ont résisté à l’érosion de l’Ouvèze. L’orogenèse des Pyrénées a déjà quelque peu chahuté le terrain mais ce sont les Alpes qui ont évidemment bouleversé ces couches sédimentaires. Résultat : jolis plissements. Mais oui, c’est joli, c’est relativement simple, l’interprétation est aisée. Bon je n’irai pas jusqu’à m’avancer sur l’arrivée de l’Ouvèze, avant, après ? L’Ouvèze est une rivière méditerranéenne se jetant dans le Rhône.
Région méditerranéenne peuplée, la pression démographique est forte sur ces collines au XIXe siècle. En témoigne encore quelques restes des murets d’anciennes terrasses. Traditionnellement la culture en terrasse est composée d’une céréale, d’un arbre fruitier qui peut-être l’olivier et la vigne. Nous sommes à la limite nord des oliviers et une espèce seulement se maintient à ses latitudes nord : La Tanche. Les migrations urbaines sont inévitables. La vigne n’est pas non plus épargnée par le phylloxera. Au début du XIXe siècle, la pression démographique a donc diminué. La viticulture a été fortement touchée par la crise du phylloxera. De plus, de nouvelles techniques agricoles sont introduites en France et dans le monde mais la région reste peu adaptable. La région va donc développé des productions spécifiques. Aux côté de la vigne qui n’a pas totalement disparue, nous trouvons d’autres produits adaptés au milieu. Le tilleul dit de Carpentras est produit dans cette région et connaît son apogée dans les années 1960. Carpentras est la gare d’arrivée du petit train transportant les bractées à la fin de la saison. Malheureusement la production reste chère et la concurrence asiatique aura raison de cette culture. L’olivier est planté dans le lit majeur, plus régulièrement, de manière plus espacé ce qui permet une mécanisation. C’est la première production régionale qui fera l’effort d’une démarche qualitative. Les olives et l’huile d’olive de Nyons font l’objet d’une AOP, la première AOP sur les olives en France, en 1994. La lavande est favorisée sur les pentes ainsi que l’abricotier. On peut distinguer deux productions de lavande : celle de la lavande fine récoltée à la main qui aujourd’hui peut-être protégée par une AOP et celle du lavandin, un hybride qui est récolté en machines. L’introduction de l’abricotier en culture est la plus récente et ne fait, pour le moment, l’objet d’une démarche qualitative. Malheureusement les portes d’une exploitation nous sont restées closes mais on peut dire que la polyculture n’est pas une exception dans ce paysage.
Le secteur économique du tourisme est en rapide progression. Le terme provençal est omniprésent dans les brochures touristiques. L’image du pays est donnée par la culture de la lavande et de l’olivier, on s’attarde également sur les plantes aromatiques. Le patrimoine naturel et culturel est peu mis en avant.
En plus de nous permettre de rivaliser avec Sean Connery sur les photos géographiques, la région de la Drôme Provençale est propice à de nombreux développements géographiques. Ces quelques éléments de présentation nous évoquent les prémices d’une question foncière délicate. On peut y ajouter le projet de parc naturel qui limiterait à la fois un développement touristique jusqu’ici peu contrôlé et l’agriculture des pentes qui engendre une érosion intense modifiant le cours des rivières méditerranéennes.
17:56 Publié dans Géographie régionale de la France | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : drôme, drôme provençale, nyons, abricot, olive, tilleul, lavande
L'enseignement de la géographie à l'université de Stockholm

Loin de moi l’idée de présenter la géographie suédoise. Ceci est donc une ébauche, après seulement six semaines de cours, de quelques réflexions sur l’enseignement de la géographie à l’université de Stockholm.
Premièrement, la géographie est divisée en géographie physique et géographie humaine. Nous sommes dans un bâtiment commun mais dans des ailes différentes et selon Ulf Jansson, malgré les passerelles, les rencontres sont limitées. Il faut dire que les licences proposées aux Suédois sont ou purement géographie humaine ou purement physique. A Nantes, l’équipe pédagogique part du principe que la licence doit t’offrir un panorama général de la géographie. Alors pour moi, cette frontière assez marquée est nouvelle.
Pour le moment, j’étudie les Systèmes d’Information Géographiques (SIG). Ce n’est donc pas le meilleur cours pour se faire une idée de la géographie telle qu’elle est pratiquée en Suède.
L’enseignement en général diffère. Un cours est composé de Lectures, c’est-à-dire nos cours magistraux, de Laboratories, nos TDs et de séminaires. Les séminaires sont nombreux et c’est là toute la différence. Avec la date du séminaire est indiqué le sujet. Bien souvent, des questions sont précisées ou bien de réaliser un travail. Le jour du séminaire, nous nous retrouvons dans une salle disposée de manière à ce que tout le monde se voit. La discussion est souvent introduite par le professeur. L’exposition de tout point de vue est possible pourvu qu’une justification l’accompagne. Ce qui est curieux est de pouvoir contredire un professeur. Nous, Français, n’avons point l’habitude. J’aime beaucoup l’idée générale, malheureusement lors de mes précédents séminaires, une bonne partie s’est faite en suédois, il paraît donc difficile d’avoir des remarques pertinentes si je n’ai compris un traitre mot de ce qui vient de se dire. La parole du professeur n’est pas sacrée ! Je dois en rêver depuis plus d’une décennie mais pourtant cela à tendance à me perturber. A la fin de la discussion, aucune conclusion n’est tirée.
Comment sommes nous évalués ? La participation aux séminaires est primordiale. Certains cours ont un examen final. Mais les travaux sont nombreux : dossiers, présentations, projets… Donc pas de partiels. Quand aux notations, elles se font à l’anglo-saxonne avec des lettres de A à F.
L’évaluation des cours est extrêmement importante en Suède. Nos réponses à un questionnaire sont attentivement regardées et entraînent des conséquences pour certains professeurs et pour le déroulement du cours à la prochaine session.
17:37 Publié dans Réflexions épistémologiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stockholm, géographie


































