samedi, 27 octobre 2007
A l'heure du grenelle de l'environnement

Cher Tony,
Le développement durable vise à répondre aux besoins des générations présentes sans porter atteinte à ceux des générations futures. Comment être contre ? Bah oui c’est passe partout, ça fait bien. C’est drôlement chouette le développement durable.
La notion de développement durable s’inscrit dans les démarches de conservation. On retrouve des formes de conservation dès l’Antiquité : réserve de chasse, réserve forestière… Mais la grande date est celle de 1872 et la création du premier parc national : Yellowstone aux Etats-Unis. Dans quels buts conserve-t-on ? On protège la ressource naturelle dans un but économique. Ce parc a une vocation économique chez ses législateurs, on parle de revenus touristiques. Courant XXe siècle s’ajoute à ce mouvement une entrée naturaliste. Il est indispensable pour les scientifiques d’étudier la nature in situ, compréhension des espèces au sein d’un écosystème, ce qui semble difficile à reproduire en laboratoire. Le World Wildlife Found voit le jour en 1958. Le premier parc français est créé en 1963. C’est une période où les revenus en provenance du tourisme augmentent, les politiques y prêtent alors attention. Les scientifiques ont alors de nouvelles préoccupations : faire accepter la création de vastes zones protégées dans leurs pays donc gel de terres. Pourquoi ? Parce que l’essentiel de la biodiversité se trouve dans les latitudes intertropicales.
Les premières inquiétudes pour notre planète bleue coïncident avec les premiers rapports des astronautes et les photos satellites. Les premiers partis vert voient le jour. Mais la conjoncture en décide autrement, les chocs pétroliers, les difficultés sur la scène internationale font oublier les résolutions du Club de Rome, de conférence sur l’environnement de 1972. On omet même la conférence de 1982.
Les difficultés quand au gel de terres agricoles dans les parcs nationaux des pays du Sus s’accentuent. Les réflexions des scientifiques amènent à un nouveau constat dans les années 1980 il ne peut y avoir de conservation sans développement local et inversement il n’y aura pas de développement sans conservation.
1987, c’est l’apparition du terme développement durable dans le rapport Brundtland. L’opinion publique change à la suite des accidents de Tchernobyl, Bhopal. C’est la diffusion, vulgarisation du développement durable avec notamment le sommet de la Terre à Rio en 1992.
Mais le développement durable est la manifestation d’un problème plutôt que l’esquisse d’une solution. Voilà le développement sous entend une croissance indéfinie même s’il est ralenti, on progresse à long terme. Or nous vivons dans un système fini. Il ne peut y avoir de développement durable. C’est un oxymore. Alors quelles solutions sont proposées ? On décroît de manière soutenable. C’est le mouvement de la décroissance soutenable.
Pourquoi s’attaque-t-on aujourd’hui aux changements climatiques et non à la diminution de la biodiversité ? On répond techniquement aux questions du changement climatique. De plus on gagne de l’argent, le développement durable est un formidable moteur de l’économie. Mais pour remplacer des abeilles, comment se débrouille-t-on ? Et puis la diminution de la biodiversité fait peur. Serait-on dans une crise majeure comme celle qui a causé la disparition des dinosaures ? Ce n’est pas inconcevable au regard des chiffres que nous annoncent les experts sur les disparitions d’espèces. Nous survivrons sans aucun doute à 2 ou 3°C de plus mais dans quel monde ?
La notion de développement a cependant des côtés très intéressants. En particulier celui d’avoir établi ce mot développement pour l’ensemble de la planète et non plus réduire ce terme aux pays du sud qui font si peur dans l’opinion publique.
20:00 Publié dans La mode du développement durable et le monde de la | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, environnement, grenelle, développement durable
samedi, 07 juillet 2007
La plaie des 4X4

Cher Tony,
J’ai croisé Maman Pierre-Laurent en attendant quelque client dans ma crêperie. Elle s’est arrêtée à la charcuterie pour faire une course qui a bien durée cinq, six minutes <non je ne suis pas une mère potin mais mon radar est très sensible à Maman Pierre-Laurent> durant lesquelles le moteur tournait. Pour en ajouter, Maman Pierre-Laurent possède un 4X4. Bah oui, on habite à trois cents mètres de la mer, on doit bien être à 0 mètre d’altitude. D’accord, elle habite rue de la Source <même pas tout en haut !> je te donne trois mètres au dessus de la mer. Vu la fréquence des travaux effectués pour le tourisme, les routes sont en très bon état. Enfin bref tu me trouveras l’utilité d’avoir un engin pareil… Et pour couronner le tout, elle change souvent de voiture et ce n’est pas son premier 4X4, tant qu’à faire. Je n’ai absolument rien contre Maman Pierre-Laurent mais contre les 4X4 je partirai bien en guerre.
D’un point de vue sécurité, lors d’accidents impliquant un 4X4, les occupants du 4X4 s’en sortent relativement bien mais on ne peut pas en dire autant de canaux d’en face. Il ne faut pas beaucoup de vitesse pour qu’une collision frontale devienne mortelle en présence d’un 4X4.
Mais du point de vue de l’environnement, ce qui nous intéresse un peu plus en géographie, le 4X4 c’est une plaie. Il ne faut pas pousser, à Paris, Bordeaux ou dans ma bourgade le 4X4 n’est d’aucune utilité. Je n’en dirai pas autant de Nice lorsqu’on habite une maison en plein milieu du maquis qui est donc difficile d’accès et qui en plus crame tous les ans, ce qui est encore une connerie ! Le 4X4 pollue l’environnement. Tu me diras comme toutes les voitures, non il pollue de manière plus importante. L’environnement est à la mode, on le sort à toutes les sauces <comme la précarisation de l’an dernier> mais ce n’est pas sur les doigts des industriels et des agriculteurs qu’il y a urgence de taper, c’est sur le simple consommateur. Oui les agriculteurs polluent nos eaux avec leurs nitrates et ils devraient payer cette pollution mais les phosphates, ce n’est pas eux, ce sont nos machines à laver. Plus une ville est grande, plus son habitant rejette de déchets. Les Français sont sensibles à la question de l’environnement mais le réseau routier augmente de 60%. Il y a quand même un bug dans le système !
Les 4X4 prolifèrent, ils polluent plus l’environnement. Mais à côté de cela, on se préoccupe de notre planète : on veut que des mesures soient prises. Oui, moi je pense qu’une taxe à l’achat d’un 4X4 serait la bienvenue, c’est ça une mesure concrète de lutte contre la pollution.
18:00 Publié dans La mode du développement durable et le monde de la | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : géographie, pollution, environnement, blabla de fille


































